Bouillie d'étoiles fondues sur mes lèvres plasma, de gargouille irradiée revenant du magma. Mes rêves sont sans merci, noyés dans tout ces cries .
Les rires sont des ratures qui s'attirent et saturent.
Les rêves sont des murmures, qui s' infiltrent et s' incrustent .
A quoi peut ressembler ton spleen, ton désespoir et ton chagrin, vue d'une étoile anonyme de la constellation du rien . A quoi peut ressembler ton rire, ton rêve et ton soupir, vue d'une étoile anonyme, de la constellation du pire. Noirceur troublante et omniprésente, mais douce et enveloppante . Calme, trop calme, j'ai mal aux larmes, j'ai froid dans l'âme . Douce mélodie, douce insomnie .
L'avenir nous tourmente,le passé nous retient,c'est pour sa que le présent nous échappe.
Ombre vaporeuse, errante et silencieuse. Pensive et absorbée, ou quelquefois terrifiée, elle est grimpante et terrifiante . Crispante et malfaisante . Douceur assassine, tu m'empoisonne .
Dire que sans arrêt il faut construire des murs pour qu'il y ait des fenêtres...
Esprit fragmentée, enfermée dans ma nuit, je nuit et je subit . La nuit chasse l'ennuie. Troublée par tant de silence, je vagabonde dans mes pensées nonchalantes.Fascinante est la nuit et douce est la nostalgie. Le chagrin est imbuvable, les hormones inclassables. Les pluies abondantes ont imprégné la vitre, de larmes qui coulent et qui s'effritent. Des alternatives de chaleur, de froid, de pluie et de pleures, des alternatives d'euphorie et d'utopie . Les étoiles sont fondues, les rêves nous ont rongés, mon intérieur distordue, complètement dévoré. J'ai raillé, gommés les goûts amers, de ma mémoire imberbe. Mes mains crispée, mes yeux cernés. Tout en volupté . Je veux te voir prendre un morceau du monde, et savourés toutes ces secondes. Le vent se lève et je dérêve. C'est le silence qui se referme . Je vais bien .